Allocution de la Secrétaire Générale de l’AEC, Noemí Espinoza Madrid, lors du webinaire « Construire des destinations de tourisme durable »
Bonjour à toutes et à tous,
Permettez-moi de commencer par adresser une salutation toute particulière à :
Son Excellence Chairmé Haakmat-Konigferander, Présidente du Comité spécial sur le tourisme durable et Ambassadrice de la République du Suriname auprès de la CARICOM et de l’Association des États de la Caraïbe ;
Madame Wendy Li, Directrice des programmes nationaux du Conseil mondial du tourisme durable ;
Monsieur Jorge Moller, Directeur de programme pour l’Amérique latine et les Caraïbes du Conseil mondial du tourisme durable ;
Distingués invités,
C’est un plaisir de vous souhaiter la bienvenue dans cet espace d’échange de connaissances sur une question qui est, sans aucun doute, essentielle tant pour le présent que pour l’avenir de notre région.
J’adresse mes sincères remerciements au Conseil mondial du tourisme durable (GSTC) pour avoir travaillé à nos côtés afin de rendre possible ce webinaire.
Permettez-moi de commencer par rappeler qui nous sommes.
L’Association des États de la Caraïbe (AEC) est une organisation intergouvernementale qui réunit 35 États et territoires de la Grande Caraïbe. Tous ceux qui sont liés à la mer des Caraïbes.
Une région diverse, complexe et profondément interconnectée, mais unie par un élément commun : la mer des Caraïbes.
Cette mer, qui nous relie et façonne notre identité en tant que région, est également l’un des piliers de notre tourisme.
Un espace privilégié sur cette planète. Un paradis naturel et culturel que le monde désire découvrir.
Mais il ne s’agit pas seulement de beauté. Il s’agit de ce que ce patrimoine représente pour nos sociétés.
Dans la Grande Caraïbe, le tourisme est bien plus qu’un secteur. Il constitue l’épine dorsale de nos économies.
Il crée des emplois, dynamise les territoires et relie les communautés au monde. Pour nombre de nos pays, il représente une source principale de revenus et une voie tangible vers le développement.
Nous voulons partager notre paradis avec le monde. Mais nous devons également changer les conditions dans lesquelles nous le faisons, car le modèle actuel ne produit pas les bénéfices dont nous avons besoin — pas pour tous, et pas selon la manière dont ces bénéfices devraient être répartis.
Le modèle touristique qui a prévalu dans notre région a généré des tensions, des risques et des inégalités que nous ne pouvons plus ignorer.
Il a exercé une pression sur des écosystèmes fragiles. Il a aggravé les inégalités. Et il a eu des répercussions réelles sur nos communautés et nos identités culturelles.
La même mer qui nous unit nous rappelle également notre vulnérabilité.
C’est pourquoi parler aujourd’hui du tourisme dans la Grande Caraïbe exige un changement de perspective.
La durabilité ne peut plus être considérée comme une valeur ajoutée, un concept aspirationnel ou une case à cocher.
Elle constitue, en réalité, une condition stratégique, car il ne s’agit pas seulement de durabilité environnementale, mais aussi de durabilité sociale.
Cela nous oblige à reconnaître que nos communautés soutiennent le secteur touristique, sans pour autant avoir un accès équitable aux bénéfices qu’il génère.
Cela exige également de garantir que les femmes, les jeunes, les peuples autochtones, les populations afrodescendantes et les communautés locales puissent bénéficier équitablement de cette activité.
Dans le même temps, la protection de nos écosystèmes ne peut incomber à un seul acteur.
Il s’agit d’une responsabilité partagée entre les gouvernements, le secteur privé, les communautés et ceux qui visitent notre région.
Nous ne partons pas de zéro. Nos pays ont déjà pris des engagements clairs dans les déclarations politiques de l’Association des États de la Caraïbe. Le défi consiste désormais à traduire ces engagements en réalité : dans nos territoires, dans nos décisions et dans nos pratiques quotidiennes.
Cela nous conduit directement à la pertinence de la discussion d’aujourd’hui.
Faire progresser le tourisme durable exige plus que de l’intention : cela exige des outils.
Le travail du GSTC est devenu une référence mondiale pour la définition des normes de durabilité dans le tourisme. Mais, plus important encore, il se distingue par sa capacité à traduire les principes en pratique.
Il fournit des critères mesurables, des outils pratiques et des orientations concrètes pour la gestion des destinations.
Et c’est précisément ce dont nous avons besoin en tant que région : des instruments qui nous permettent d’adapter, de mettre en œuvre et de déployer à plus grande échelle des solutions dans nos propres contextes.
Depuis l’Association des États de la Caraïbe, nous cherchons à contribuer à cet effort en créant des espaces comme celui-ci, en rapprochant les outils de nos membres et en favorisant une articulation régionale plus forte autour d’une vision commune du tourisme durable.
Construire des destinations de tourisme durable est, par nécessité, un effort collectif.
Aujourd’hui, nous avons devant nous une occasion brève, mais hautement significative. Nous entendrons parler de normes, d’outils et d’expériences, et nous explorerons des approches, des méthodologies et des possibilités de collaboration.
Mais au-delà de ce qui sera partagé, je vous invite à participer à ce dialogue en gardant à l’esprit une question :
Quels éléments de la discussion d’aujourd’hui peuvent être traduits en actions concrètes dans nos propres contextes ?
Peut-être un outil pouvant être adapté à une destination. Peut-être un critère pouvant éclairer une politique publique. Ou peut-être un partenariat pouvant commencer à prendre forme.
Car nous devons dépasser les déclarations générales et avancer vers des décisions concrètes, des pratiques cohérentes et une collaboration significative.
Si cet espace parvient à susciter ne serait-ce qu’une seule action concrète, alors il aura rempli son objectif.
Je vous remercie beaucoup.
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