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Catastrophes Naturelles

L’Union fait la Force

Cette semaine dans la Grande Caraïbe

Carlos Dávila

La vulnérabilité des pays de la région est fortement accentuée par le fait que la Grande Caraïbe est une des régions où les manifestations sismiques et volcaniques, les cyclones, incendies de forêt et sécheresses sont les plus répandus.

 

La vulnérabilité des pays de la région est fortement accentuée par le fait que la Grande Caraïbe est une des régions où les manifestations sismiques et volcaniques, les cyclones, incendies de forêt et sécheresses sont les plus répandus.

Malheureusement, ces phénomènes - et le manque de préparation à ces derniers - se traduit par d’importantes pertes matérielles, économiques et lamentablement humaines. Ceux qui souffrent de la pauvreté sont toujours les plus touchés, en particulier les femmes et les enfants. Les efforts déployés sous forme de développement et d’utilisation de Systèmes de Première alerte, visant à protéger en particulier les plus vulnérables, constituent une initiative en faveur de l’humanité.

Les progrès scientifiques et techniques des dernières années ont permis les pays de pouvoir faire des préparations dans le but de réduire les pertes éventuelles provoquées par les catastrophes naturelles, dont l’impact sur nos pays en voie de développement est plus grand. Il est regrettable que notre vulnérabilité augmente lorsqu’on y ajoute les problèmes sociaux, économiques, politiques, environnementaux et institutionnels auxquels nous faisons face.

Notre objectif idéal serait que la coexistence forcée avec la mère nature et ses assauts, provoque des pertes de moins en moins importantes, en ce qui concerne les dégâts causés et le nombre de vies perdues. La préparation des sociétés à ces phénomènes est et sera toujours un facteur de mitigation dans cette lutte.

Les pronostics pour cette période de catastrophes ne sont pas du tout encourageants, et afin de lutter contre ces assauts, il est évident qu’ensemble, nous avons une force accrue. Une histoire réussie s’est forgée lorsqu’au mois de mai, se sont réunis dans la ville d’Antigua, Guatemala, des experts de la première alerte, des autorités publiques, organisations sous-régionales, régionales et internationales, organisations non-gouvernementales, responsables communautaires et représentants des médias, dans le but de discuter des aspects ayant trait aux systèmes de première alerte face aux menaces multiples qui se manifestent dans toutes les régions de l’hémisphère – la dénommée Consultation hémisphérique sur la Première alerte. Au cours de la réunion, des directives stratégiques ont été élaborées en ce qui concerne les Systèmes de Première alerte. Ces directives seront présentées à la IIe Conférence mondiale sur la Première alerte, qui se tiendra dans la ville de Bonn, en Allemagne. Cela a été le premier événement hémisphérique consacré au sujet de l’incorporation de systèmes de première alerte dans les politiques publiques.

Cet exercice de coordination entre les agences démontre le besoin d’une coordination semblable dans la préparation ou la réponse aux phénomènes naturels.

Si nous avons devant nous un horizon sombre, rempli d’éventualités, les éléments d’union et de coordination, s’avèrent indispensables. Ces éléments ont été clairement mis en évidence durant la Consultation hémisphérique, qui a été promue et soutenue par la Stratégie internationale de Réduction des Catastrophes de l’Organisation des Nations Unies (EIRD-ONU), le Ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne à travers l’Agence de Coopération technique allemande (GTZ), l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), et a bénéficié par ailleurs du soutien du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD). La consultation a été organisée par un comité organisateur composé de représentants de l’AEC, de l’Agence de Réponse en cas de Catastrophes et d’Urgences de la Caraïbe (CDERA), du Centre de Coordination pour la Prévention des Catastrophes naturelles en Amérique centrale (CEPREDENAC), l’Agence nationale de Coordination pour la Réduction de Catastrophes du Guatemala (CONRED), la GTZ, le PNUD et l’EIRD-ONU.

La réalité est qu’on avance à pas fermes dans cette étape de préparation contre les assauts que nous lance la mère nature, et avec cette initiative conjointe on peut montrer au monde, au profit des plus vulnérables, la vérité de cet ancien proverbe « L’Union fait la Force ».

Carlos Dávila est le directeur pour le Transport et les Catastrophes naturelles de l’Association des Etats de la Caraïbe. Les opinions exprimées ne sont pas nécessairement les opinions officielles de l’AEC. Les commentaires peuvent être envoyés à mail@acs-aec.org.


1er août 2003

 
   
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