L’AEC APPROUVE L’ACCORD DE TRANSPORT AERIENCette semaine dans la Grande CaraïbeNorman Girvan La VIIe Réunion intersessionnelle du Conseil des ministres de l’Association des Etats de la Caraïbe s’est tenue à Port d’Espagne les 10 et 11 juillet 2003. La réunion a offert une occasion opportune d’évaluer les progrès réalisés dans la création d’une Zone de Coopération dans la région de la Grande Caraïbe, dans la perspective du IVe Sommet de l’AEC plus tard cette année. |
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Une des décisions importantes de la réunion
consistait à recommander que l’Accord de Transport aérien
de l’AEC (ATA) soit ouvert à la signature à l’occasion
du prochain Sommet. L’ATA a fait l’objet de négociations
durant les quatre dernières années. Il s’agit d’un
instrument de base pour la libéralisation des services aériens
entre les Etats membres. Son objectif consiste à inciter les
compagnies aériennes régionales à offrir plus de
services intrarégionaux à des tarifs plus bas ; afin d’encourager
l’augmentation des voyages au sein de la région à
des fins commerciales, d’investissement et touristiques. Le tourisme
de multidestination en constituera un avantage supplémentaire.
Il y a toujours eu deux obstacles majeurs à un accord multilatéral de transport aérien à travers la région. Le premier est l’idée même d’accorder des droits à titre multilatéral plutôt que de tenir une série de négociations bilatérales entre les parties. Un accord multilatéral représente des économies de temps et d’argent dans le processus de négociation et s’insère dans le cadre de la tendance mondiale vers la libéralisation des services aériens. Toutefois,
certains préfèrent un cadre de négociation bilatéral,
qu’ils jugent plus apte à protéger leur intérêt
national. Ou ils trouvent qu’un accord multilatéral n’est
pas conforme à leurs obligations envers d’autres parties.
Le Mexique est un exemple du premier ; tandis que la France (un membre
associé de l’AEC) est un exemple du deuxième. Les
deux pays ont participé aux réunions de négociation
de l’AEC, et ont apporté un soutien technique, mais ils
ont signalé qu’ils ne seront pas Parties à l’ATA. Cette souplesse permet à un groupe de pays au sein de l’AEC de conclure un accord sans l’adhésion de l’ensemble des membres. A l’heure actuelle, on s’attend à ce que jusqu’à 24 des 25 membres et deux des membres associés de l’AEC signent l’ATA. La deuxième difficulté, qui est liée à la première, a été l’octroi multilatéral de droits de « cinquième liberté ». Ces derniers constituent les droits d’une compagnie aérienne de desservir des routes qui ne commencent ni ne terminent dans son propre pays d’origine. Au sein de la région de la Grande Caraïbe, l’exercice des droits de cinquième liberté par les compagnies aériennes régionales sera un pas important vers la création d’un espace de transport aérien unique. Mais certaines routes sont très fréquentées et très rentables. Les Gouvernements ayant un intérêt financier dans des compagnies aériennes nationales - - en particulier certains pays de la CARICOM – sont très méfiants vis-à-vis de l’octroi multilatéral de ces droits dans l’ATA de l’AEC. Les négociateurs ont donc trouvé un compromis. Dans le cadre de l’ATA, les pays peuvent choisir d’accorder les droits de cinquième liberté soit de façon multilatérale soit sur une base « bilatérale et réciproque », en indiquant laquelle des deux options ils ont retenue au moment de la signature. Ils peuvent ultérieurement changer du mode bilatéral au multilatéral sous simple présentation de l’avis juridique approprié.
On espère que la plupart des pays seront suffisamment rassurés
et confiants pour sélectionner en fin de compte l’Option
multilatérale 1.
le 14 juillet 2003
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