Les
tâches figurant dans le Plan d’Action suivant de l’Association des Etats de
la Caraïbe (AEC) devront être exécutées sur une période de deux ans et et
seront la base du programme de travail et du budget du Programme de
l’Association pour la période 2002 – 2003. Le
Secrétariat général devra présenter des rapports réguliers et des
recommandations sur la mise en oeuvre de ce Plan d’action au Conseil des
ministres et à ses organes subsidiaires, qui décideront sur les actions à
suivre et les modifications éventuelles à réaliser compte tenu des
changements des circonstances.
Les
actions visant à garantir et à mobiliser les ressources qui contribuent à
l’exécution
de projets dans les domaines du Tourisme durable, du Commerce, du
Transport et des Catastrophes naturelles, devront être coordonnées avec le
Conseil des Représentants Nationaux du Fonds spécial qui est, par nature,
l’instance chargée de la coordination de toutes ces activités, ceci afin
d’assurer un suivi pertinent et un contrôle des projets, ainsi que pour
mobiliser les ressources nécessaires à l’exécution de ces derniers.
Suite
au processus de rationalisation et d’identification des priorités, les
actions du Comité spécial sur le Tourisme durable devront s’attacher à
poursuivre les objectifs suivants:
1.1
Signer, ratifier et mettre en œuvre
la Convention créant la Zone de Tourisme Durable de la Caraïbe (ZTDC) par tous
les Etats membres et Membres associés.
1.2
Etablir pleinement et faire
fonctionner le mécanisme prévu dans les Normes pour l’Identification,
l’Approbation, la Classification et l’incorporation des Destinations qui
composent la ZTDC, pour garantir et/ou assurer que celles-ci
satisfont les critères du Tourisme durable.
1.3
Mettre en place un mécanisme de
prestation d’assistance, technique ou autre, aux Etats membres et Membres
Associés, afin de hausser le niveau des normes, pratique et instruments de
contrôle et de réglementation, et ainsi se conformer aux exigences des critères
établis pour la certification et la mise sur pied de la ZDTC, tel que la
Certification de Durabilité Touristique, laquelle privilégie les aspects ci-après:
-
Durabilité économique : qui se mesure par le
degré de rentabilité des entreprises et, partant, le nombre d’emplois
nouveaux créés.
-
Durabilité environnementale:
dont le but sera la protection et la valorisation de la diversité biologique.
-
Durabilité sociale et culturelle:
qui devra produire des bénéfices accrus en faveur des communautés locales,
tout en respectant et préservant les valeurs traditionnelles, les identités et
les ressources naturelles.
1.4
Obtenir des financements et
entamer l’exécution des projets portant sur: l’inventaire du cadre légal
existant au niveau régional en ce
qui concerne les douze stratégies définies dans le Plan d’action immédiat ;
l’étude de la demande potentielle que représente l’activité touristique ;
l’élaboration d’un inventaire des offreurs potentiels et la réalisation
d’une étude sur les itinéraires possibles pour des destinations multiples
dans la Caraïbe.
1.5
Impulser l’établissement d’un Réseau Régional
de Sécurité Touristique dans les pays de la région de la Grande Caraïbe. C’est pourquoi nous nous félicitons de la tenue du
Premier Congrès sur la Sécurité Touristique, qui sera organisé par le
Commandement Général de la Police de l’Etat de Nuevo Esparta, Venezuela, au
cours du dernier trimestre 2002.
1.6
Poursuivre les efforts et les actions nécessaires
afin que la Mer des Caraïbes soit déclarée Zone Spéciale dans le cadre du Développement
Durable.
1.7
Obtenir des financements et
initier l’exécution du Projet sur les Ecosystèmes Côtiers.
1.8
Obtenir des financements et initier l’exécution
d’un Projet de Formation Linguistique.
1.9
Développer et mettre en œuvre la phase initiale
d’un plan d’action de coopération dans le transport aérien en fonction du
Tourisme Durable. La première étape sera l’organisation, en 2002, d’un
forum auquel participeront les Exécutifs de Haut Niveau des compagnies aériennes,
ainsi que les plus hautes autorités nationales de l’Aviation Civile et du
Tourisme des Etats membres et Membres associés.
1.10
Coordonner nos efforts avec le Programme pour
l’Environnement des Caraïbes du Programme des Nations Unies pour
l’Environnement (PNUE), afin que les Etats membres et Membres associés de
l’AEC signent et/ou ratifient la Convention pour la Protection et le Développement
du Milieu Marin de la Région de la Grande Caraïbe, plus connue sous le nom de
Convention de Carthagène, ainsi que ses protocoles:
§
Relatif aux Zones et à la Vie sauvage spécialement
protégées dans la région des Caraïbes (SPAW)
§
Relatif à la Pollution maritime due à des Sources et
Activités terrestres (LBS)
1.11
Coordonner les actions avec d’autres forums régionaux,
en particulier avec les Ministres de l’Environnement d’Amérique Latine et
de la Caraïbe, pour promouvoir encore plus l’intégration du développement
durable dans toutes les activités.
1.12
Soutenir les initiatives de commercialisation
entreprises par les organismes régionaux, les Etats Membres et les Membres
Associés en réponse aux actes terroristes du 11 septembre 2001 et à leurs
effets, dans le but de développer et diversifier les marchés non traditionnels.
En vertu de quoi il est recommandé de ne pas adopter les tarifs de services
imposés par les tour opérateurs et les grandes agences touristiques et de préférer
la mise en place de systèmes de coopération et d’information pour garantir
des régimes de prix minimum plus bénéfiques pour le secteur du tourisme.
1.13
Etudier les mécanismes possibles d’intégration de
la société civile dans les discussions et recommandations relatives au développement
du tourisme durable dans la Grande Caraïbe.
1.14
Faire en sorte que les Etats Membres et les Membres
Associés de l’AEC se dotent de programmes d’éducation formelle, de
formation et de sensibilisation en matière de tourisme durable, y compris les
échanges entre universités ou autres institutions académiques, permettant le
développement culturel de la Grande Caraïbe et préservant également
l’identité des peuples.
1.15
Etudier la possibilité d’¡nclure,
le cas échéant, d’autres indicateurs de durabilité touristique au sein de
la ZTDC, tels que ceux des indices de développement humain et de pauvreté
utilisés par les Nations Unies.
1.16
Mettre en œuvre des programmes conjoints de coopération
pour la création de micro-entreprises, la gestion de l’environnement, le
transfert de technologies, ainsi que toute autre action susceptible de
contribuer à la durabilité touristique. Encourager, en outre, la mise en place
de mesures fiscales spécifiques en faveur des entreprises touchées par les
catastrophes naturelles et autres événements portant atteinte à la stabilité
économique de la région.
1.17
Renforcer l’image de la Grande Caraïbe selon
laquelle il s’agit d’une destination pacifique et sûre à tous les points
de vue et réaliser des campagnes de promotion institutionnelle qui stimulent,
entre autres, la mise en œuvre de programmes de multidestination et de tourisme
intra-régional, et encouragent les communautés caribéennes émigrées dans
les pays développés de l’Amérique latine et d’Europe, à se retrouver et
consolider leur identité nationale.
3.1
Conclure les négociations et entamer l’exécution de «l’Accord sur
le Transport aérien entre les Etats membres et Membres
associés de l’AEC qui le
souhaitent.
3.2
Obtenir le financement et initier l’exécution
du projet «Création d’un Système pour l’obtention et la diffusion
d’une base de données sur le Transport maritime et l’Activité portuaire,
mis à jour, d’utilisation facile et basée sur l’Internet».
3.3
Préparer un projet qui permettra la création d’un Centre de
coordination pour la recherche scientifique et technique, la formation des
ressources humaines et les services d’expertise, à l’intention des Etats
membres et membres associés de l’AEC.
3.4
Souscrire à et mettre en œuvre, selon le cas, des accords de coopération
entre le Secrétariat Général de l’AEC et l’Association des transporteurs
maritimes de la Caraïbe (CSA, pour son sigle en Anglais), TRAINMAR AMERICAS,
l’Université Maritime de la Caraïbe (UMC) du Venezuela, et l’Institut
maritime de la Caraïbe (CMI pour son sigle en Anglais) de la Jamaïque.
Les
activités concernant le thème des Catastrophes naturelles seront basées sur
l’Accord entre les Etats membres et Membres associés de l’Association des
Etats de la Caraïbe pour la Coopération Régionale en matière de Catastrophes
naturelles. A ce titre, les actions suivantes seront mises en œuvre:
4.1 Ratifier et mettre en œuvre l’Accord par tous les Etats membres et
Membres associés.
4.2 Poursuivre l’exécution des projets ci-après : « Renforcement
de la capacité de réponse des systèmes d’attention aux catastrophes »,
« Utilisation des centres d’information existants sur les activités des
secteurs prioritaires du Comité spécial sur les catastrophes naturelles »,
« Promotion de l’échange de coopération technique en matière
d’attention aux catastrophes afin de renforcer les organismes chargés de la
gestion de catastrophes (OGC) » ; et obtenir le financement nécessaire
lorsque le sollicitera le Comité spécial sur les catastrophes naturelles.
4.3
Exécuter le projet intitulé « Mise à jour des codes de vent et
de tremblements de terre des pays de l’AEC et leur mise sur l’Internet et/ou
sur cédérom ».
4.4 Elaborer et mettre en œuvre le projet intitulé « Promotion
des programmes de formation des ressources humaines existantes dans la Grande
Caraïbe pour renforcer les organismes nationaux chargés de la gestion de
catastrophes (OGC) ».
4.5
Préparer des programmes et des projets régionaux basés sur la coopération
horizontale, afin de renforcer les OGC nationaux.
4.6 Elaborer un programme visant à promouvoir et renforcer l’échange
d’informations et d’expériences en matière de Catastrophes naturelles,
entre les OGC des Etats membres et Membres associés.
4.7
Développer un programme visant à promouvoir et renforcer la coopération
entre les OGC sous-régionaux existants, telles que la CDERA et le CEPREDENAC.
4.8
Mener
une étude sur la possibilité de créer des mécanismes permettant
d’identifier des sources de financement, remboursable ou non, et les normes
requises pour une gestion efficace vis-à-vis des organismes internationaux,
afin que les Etats Membres et les Membres Associés de l’AEC victimes de
catastrophes puissent consacrer ces ressources aux secteurs à rétablir et à
reconstruire.
Le
Fonds Spécial, en tant qu’agent exécutant de la coopération internationale
de l’AEC, continuera, avec le soutien et la coopération des Etats membres et
des Membres associés, à rechercher de nouvelles ressources dans le cadre de la
coopération internationale pour l’exécution de projets mentionnés dans le
Plan d’Action suivant.
A
ce titre, les actions suivantes devront être menées:
5.1
Renforcer les mécanismes
existants d’articulation et de coordination , orientés vers la gestion et la
promotion de la coopération internationale de l’AEC.
5.2
Etablir un réseau de
responsables de coopération
internationale des Etats membres et Membres associés, dans le but de renforcer
la coordination et la mise en oeuvrede projets régionaux de la Grande Caraïbe,
au moyen des nouvelles technologies de l’information, en tant que
moyen de communication et outil de travail entre lesdits responsables.
5.3
Etudier et créer des mécanismes de mobilisation des ressources du
secteur privé de la Grande Caraïbe, pour promouvoir et faciliter la
participation de ce secteur aux projets de l’AEC.
5.4
Obtenir une assistance technique destinée au renforcement institutionnel
du Secrétariat Général, pour la gestion de projets de coopération.
5.5 Elaborer une matrice qui
systématise toutes les sources potentielles de coopération pour l’AEC et
mettre en place une stratégie afin qu’à partir d’un plan de travail
structuré et des priorités établies, soit obtenu le financement requis pour
la région.
Lors
de l’exécution du présent Plan d’Action, le Secrétariat Général de
l’AEC fera tout particulièrement attention à:
§
L’identification d’un large éventail de sources de financement des
activités de coopération adoptées par l’AEC ;
§
développer les relations politiques et de coopération avec les Etats
membres, Membres associés et Pays observateurs de l’AEC;
§
développer la coopération inter-institutionnelle, avec une mention spéciale
à la coopération inter-Secrétariats avec les Observateurs Fondateurs de
l’AEC;
§
diffuser l’information sur l’AEC pour le public en général; et
§
promouvoir la région de la Grande Caraïbe en tant que Zone de Coopération.