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Ville de Belize, Belize, le 29 novembre 2002

DISCOURS DU PROFESSEUR NORMAN GIRVAN, SECRETAIRE GENERAL DE L’ASSOCIATION DES ETATS DE LA CARAIBE, LORS DE L’OUVERTURE DE LA HUITIEME REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES DE L’AEC

 

M. Le Président,
Messieurs les ministres et vice-ministres,
Chers autres représentants du pays amphitryon, Etats membres et membres associés, Pays observateurs, Observateurs fondateurs et partenaires sociaux,
Représentants des médias,
Personnel du Secrétariat de l’AEC,
Mesdames et messieurs,

C’est avec grand plaisir que nous participons à la huitième réunion ordinaire du Conseil des Ministres de l’AEC au Belize ; Pays natal de la championne olympique  Marion Jones, décorée de la médaille d’or en Basket-ball en 2001 à l’occasion des Jeux de l’Amérique centrale.  Le Belize est un pays dont la beauté naturelle et la diversité culturelle sont très particulières et, il représente en même temps ce qu’il y a de mieux dans notre région de la Grande Caraïbe.

Le Belize est connu, à juste titre comme le pont reliant l’Amérique centrale et la Caraïbe.  Plus tôt, cette année, le Belize a accueilli le premier sommet historique des dirigeants de la SICA et de Caricom.  Cette réunion du Conseil des ministres de l’AEC avec 28 pays représentant la Grande Caraïbe et avec une population globale de plus de 230 millions d’habitants, représente une addition parfaite à cet évènement et une plus grande reconnaissance du rôle stratégique du Belize.

Cela fait à peine huit ans que l’Association a été créée par 27 Chefs d’Etat et de Gouvernement à Carthagène des Indes en juillet 1994. Pendant ce temps beaucoup de  progrès ont été réalisés, mais il reste encore beaucoup à faire.

Depuis Carthagène, les dirigeants se sont réunis lors de sommets qui se sont déroulés à Port d’Espagne, Saint-Domingue et dans l’île de Margarita.  Selon le mandat émis lors de ces réunions, la mission de l’AEC consiste à développer la Grande Caraïbe comme une Zone de coopération avec pour centres d’intérêts initiaux, les domaines stratégiques du commerce, du transport, du tourisme durable et de la prévention et de la mitigation de catastrophes naturelles.

Cette 8e Réunion du Conseil des ministres passera en revue le travail réalisé par l’Association l’année dernière, depuis le dernier Sommet.  Au cours de cette réunion, des décisions seront prises et viseront à accélérer la mise en œuvre d’actions de coopération pour la 4e ; prévue au Panama, l’année prochaine et qui coïncidera avec les célébrations du centenaire du pays.

De grands efforts ont été réalisés au niveau de la mobilisation de ressources extra-budgétaires pour aider à subventionner les projets AEC dans les domaines d’action choisis.  Nous avons en ce moment un total de 13 activités et projets subventionnés pour une somme évaluée à plus de 1,100.000 $ US, mobilisés pendant les deux dernières années.  Ces projets vont de la formation linguistique aux systèmes de première alerte, sans oublier ceux liés aux catastrophes naturelles, aux indicateurs de tourisme durable et celui lié à une base de données destinée à assister dans le domaine du transport maritime et du commerce.   Les bailleurs de fonds sont entre autres les Etats membres et membres associés, les pays fondateurs et les agences internationales.

Le décuplement du flux de ressources indique une reconnaissance croissante de l’AEC par les acteurs comme un moyen de coopération dans la région.  D’après mon interaction avec les bailleurs de fonds, je n’ai aucun doute que ceci est le résultat de leur appréciation de la décision politique de limiter les paramètres d’action de l’Association, en se concentrant sur les domaines prioritaires choisis, afin de travailler étroitement avec les organisations sous-régionales telles la SICA et Caricom  en vue d’éviter la reproduction des efforts, d’identifier les cas où il existe une valeur ajoutée pour l’Association, et pour prêter une attention particulière aux conditions liées à la mise en œuvre de projets.

Les pays membres et membres associés ont joué un rôle décisif au niveau du Fonds spécial et de l’offre d’assistance technique au Secrétariat dans le cadre du renforcement institutionnel pour la préparation et de la négociation de projets.

M. le Président, mesdames et messieurs, la Zone de Tourisme durable de la Caraïbe comme le programme quintessenciel de l’AEC.  La Convention qui a été signée lors du 3e Sommet doit être ratifiée et appliquée, afin que tous les acteurs concernés puissent travailler à insuffler un souffle de vie dans cet instrument juridique.

La meilleure convention du monde demeurera sur papier jusqu’à ce que et à moins que les agences gouvernementales, les communautés locales, les hôtels, les compagnies aériennes, les tours opérateurs et les médias en soient informés, y croient, et soient prêts à s’engager à se l’approprier et à faire du tourisme durable une réalité pour le peuple de la région.

Des questions juridiques doivent être résolues.  Permettez-moi cependant de dire qu’il n’existe aucune question juridique qui n’est directement liée à la volonté politique et à l’engagement des Etats membres.

M. le Président, mesdames et messieurs, le peuple de la Caraïbe continue à faire face à de grandes difficultés, surtout au niveau du transport aérien dans la région.  L’avant-projet d’Accord sur le transport aérien vise à conférer des droits aux compagnies aériennes régionales afin qu’elles puissent opérer librement sur les routes existant au sein de la caraïbe.  La conclusion et la mise en vigueur rapides de cet accord démontrerait clairement que l’AEC est sérieux quant à son objectif consistant à unir la Caraïbe par voie aérienne.

Messieurs les ministres, des quatre instruments juridiques négociés au sein de l’AEC, un seul a été mis en vigueur, c’est d’ailleurs la Convention constitutive elle-même.  Permettez-moi de dire que c’est insuffisant.

En tant qu’économiste, je sais parfaitement que le droit n’est pas tout.  Mais je sais que nous avons besoin du droit pour nous guider dans la bonne direction et pour nous dicter notre allure.

Mesdames et messieurs : notre pays amphitryon, le Belize, présidera un dialogue politique entre les ministres sur la question de la Sécurité humaine et du Développement durable de la région de la Mer Caraïbe.  Le Panama nous informera de la situation actuelle concernant le mouvement de matières dangereuses dans le Canal.

L’une des plus importantes initiatives de l’AEC est la proposition de faire que la Mer Caraïbe soit reconnue par le système des Nations Unies comme une Zone spéciale dans le contexte du développement durable.  Nous nous engageons à entreprendre les actions politiques et juridiques nécessaires afin de faire cette question figurer sur l’ordre du jour du système des NU et pour que toutes les partie concernées reconnaissent que c’est dans l’intérêt de toute une communauté internationale.

Cher ministre des Affaires étrangères du Belize, permettez-moi de renouveler les remerciements et l’appréciation du Secrétariat de l’AEC, et en effet de tous ceux ici présents pour l’effort considérable réalisé par le gouvernement et son excellente équipe dans l’organisation de la 8e Réunion du Conseil des ministres.  Etant l’un des petits pays de la région, Belize a vraiment démontré que la petitesse n’est pas seulement belle mais peut également avoir un grand effet!

Merci.

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