Un Système
de sécurité pancaribéen s'impose
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Plusieurs pays ne figurant pas dans le graphique ont enregistré une hausse alarmante du taux d'homicide dans les deux à trois dernières années. Parmi ces derniers on trouve le Guyana, Trinité-et-Tobago et Sainte-Lucie. Dans les chroniques précédentes, nous avons examiné les données et soulignant l'opinion très répandue qu'un des facteurs responsables du taux d'homicide élevé et/ou en augmentation est la propagation du crime transnational dans la région et les changements géo-économiques de la production et du trafic de stupéfiants. Il est actuellement reconnu que le crime transnational et la violence croissante sont des sujets que ne peuvent pas être traités par des Etats-nations agissant à titre individuel. Des stratégies régionales, hémisphériques et globales s'avèrent nécessaires. Le Traité des Nations Unies contre le Crime transnational organisé adopté par l'Assemblée Générale le 15 novembre 2000, est une initiative de ce genre. L'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (http://www.odccp.org) dispose de programmes qui traitent le Crime organisé, la Corruption, le Terrorisme et le Trafic d'êtres humains. En septembre 2002, l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) a lancé un appel à l'intensification des efforts visant à endiguer le taux de criminalité et de violence dans les Caraïbes, en signalant les effets nuisibles de ces derniers sur le développement. L'Organisation des Etats américains (OEA) aborde les questions du point de vue de la sécurité. En juin 2002 à son Assemblée Générale tenue à la Barbade, l'OEA a adopté la Convention interaméricaine sur le Terrorisme. En mai 2003, l'OEA tiendra une Conférence spéciale sur la Sécurité au Mexique. Une question majeure sera la proposition en vue d'une approche multidimensionnelle à la sécurité qui englobe les aspects économique, environnemental et de santé publique de cette dernière. En janvier, la IIe Réunion de l'OEA sur les Préoccupations des Petits Etats insulaires en matière de Sécurité, tenue à Saint-Vincent et les Grenadines, a adopté la Déclaration de Kingston sur la Sécurité des Petits Etats Insulaires. La réunion a pris connaissance d'un rapport du Secrétariat de l'OEA sur les aspects liés à sécurité de l'acheminement de déchets nucléaires par la mer des Caraïbes . Les délégations de la CARICOM étaient catégoriques sur cette question. Conduites par la Barbade, elles ont insisté sur le fait qu'un aucun niveau de risque n'est acceptable, étant donné les effets potentiellement catastrophiques d'un accident ou d'une action terroriste comportant le dégagement de matériel radioactif. Le Groupe de travail régional de la CARICOM sur le Crime et la Sécurité a fait une présentation qui préconisait l'étude d'un Partenariat pancaribéen contre le Crime et la Drogue qui engloberait " tous les Etats et juridictions appartenant à la Mer des Caraïbes ". L'Association des Etats de la Caraïbe fournit le cadre idéal pour une telle initiative. Les chefs politiques de l'AEC ont à plusieurs reprises fait des déclarations sur le terrorisme et la sécurité. Il a été décidé d'inclure la sécurité en tant que question majeure à l'ordre du jour de la réunion du Bureau exécutif du Conseil des ministres de l'AEC qui se tiendra à Saint-Domingue au milieu du mois de mars, lors de laquelle on étudiera un éventail d'initiatives possibles.
Source: UNODCCP
Base de données statistiques
Le Prof. Norman Girvan est le Secrétaire général de lAssociationd es Etats de la Caraïbe (AEC). Les opinions exprimées ci-dessus ne sont pas nécessairement les opinions offcielles de lAEC. Vous pouvez envoyer vos réactions éventuelles à mail@acs-aec.org.
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