LE SORT
INEGAL DE LA CARICOM EN 2002
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Les déclins les plus importants ont été enregistrés à la Dominique, à Saint-Kitts/Nevis et en Haïti. Les difficultés économiques de la Dominique résultent de la chute des exportations de bananes et de l'augmentation régulière des dépenses publiques. Cela a provoqué une crise fiscale grave à laquelle on essaie actuellement de rémédier à travers un programme de stabilisation. Saint-Kitts a été touché par le déclin du tourisme ; tandis qu'en Haïti, la crise politique prolongée a empêché le versement des fonds d'aide tant nécessités. La Barbade et Antigua-deux pays dont le revenu par habitant est parmi le plus élevé de la CARICOM-ont aussi subi une année de déclin économique, reflétant la chute des recettes du tourisme. La Jamaïque, le Guyana et Sainte-Lucie ont enregistré une croissance marginale en 2002. Toutefois, seuls Saint-Vincent, la Grenade et Trinité-et-Tobago ont réussi à générer une croissance suffisante pour augmenter le revenu par habitant de plus de 2 pour cent. L'expansion économique dans ces pays a été impulsée par des booms de la construction, alimentés par des entrées de capitaux publics et privés. La faible performance de la CARICOM a reflété l'environnement externe défavorable, qui a aussi eu des répercussions sur d'autres pays de la Grande Caraïbe. Le déclin du tourisme et des exportations de bananes, la pression sur la banque offshore en raison de la récession mondiale, la guerre contre la terreur et l'incertitude politique, étaient parmi les principaux facteurs responsables. Les catastrophes naturelles ont aussi eu des incidences sur la production et les exportations agricoles dans bon nombre de pays. Une conséquence préoccupante a été l'accroissement du déficit fiscal dans plusieurs pays. Le ralentissement de la croissance ou l'existence d'une croissance négative ont proviqué une stagnation voire un déclin des recettes fiscales. On fait pression sur les Gouvernements afin qu'ils augmentent les emplois et les revenus à travers l'accroissement des dépenses. Cela ne peut être financé que par une augmentation des emprunts, qui se traduit par une augmentation du déficit. Le déficit du Government central par rapport au PIB a atteint 10,9 pour cent au Belize, 6 pour cent à la Jamaïque, et 4,1 pour cent à la Barbade. Au sein de l'Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECO), le déficit fiscal avait déjà atteint 6,5 pour cent du PIB en 2001. La réduction des dépenses fiscales se trouve donc au programme de bon nombre de pays de la CARICOM. La Dominique et la Jamaïque ont déjà pris des mesures pour réduire les dépenses et augmenter les taxes supplémentaires. Le défi consistera à assurer le maintien des services essentiels, comme l'éducation et la santé, tout en réduisant les dépenses. Ces services influent sur la productivité économique et la possibilité d'attirer des investissements tant au niveau national que de l'étranger. Un défi se
pose également quant à la gestion politique et sociale.
Les pays qui semblent avoir réussi dans les expériences
de modèles de consensus social en matière de prise de
décisions macro-économiques pourraient donner des leçons
au reste de la CARICOM, au fur et à mesure que les gouvernements
se débattent avec les choix difficiles de l'austérité
fiscale.
PERFORMANCE
ECONOMIQUE DE LA CARICOM 2001-2002
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2007 |