LES DEUX-TIERS DE L'AMERIQUE CENTRALE SONT EN FAVEUR DE L'INTEGRATION REGIONALECette semaine dans la Grande Caraïbe Norman Girvan On nous dit souvent que ce qui manque à l'intégration régionale c'est une base populaire. Cependant, une enquête menée récemment en Amérique Centrale démontre tout le contraire. |
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L'enquête a été sollicitée par le SICA, le Secrétariat du Système d'Intégration Centraméricaine. La société CID-GALLUP a interrogé 2 500 personnes originaires de 6 pays d'Amérique Centrale : le Costa Rica, Le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Panama. Soixante-six pour cent des personnes interrogées estimaient que l'Amérique Centrale devrait faire front commun face au reste du monde. Soixante-six pour cent pensaient que l'intégration régionale auraient des avantages significatifs pour le peuple de la région (cf. graphique ci-dessous). Au Honduras, au Nicaragua et au Salvador, ce pourcentage a dépassé 70 pour cent. Une meilleure santé et éducation, un niveau de vie plus élevé et la jouissance de libertés démocratiques étaient les principaux avantages potentiels qu'on espérait tirer de l'intégration régionale. Les résultats de l'enquête démontrent aussi que pour les ressortissants d'Amérique centrale, l'intégration régionale comprend des aspects susceptibles de changer leur vie quotidienne : la libre circulation de personnes et de biens à travers les frontières nationales. Avec la CARICOM c'était à peu près la même chose. On se rappelle que lorsque la Commission des Indes Occidentales " a interrogé le peuple " il y a dix ans, dans chaque pays on lui a répondu que voyager sans difficulté serait pour le peuple ordinaire l'accomplissement le plus important de l'intégration de la Caraïbe. Les mariages entre ressortissants de différents pays représentent un autre aspect positif de l'intégration régionale au niveau populaire. Quelques 54 pour cent des sondés connaissaient des cas de mariages entre ressortissants de différents pays de la région. Les citoyens d'Amérique Centrale commencent à se voir en tant que membres d'une même famille. Tout comme les personnes originaires d'autres parties de la région, ils perçoivent un fossé important entre la promesse de l'intégration et la réalité. En règle générale seuls 17 pour cent pensaient que l'intégration régionale était réellement en train de s'accroître et 58 pour cent estimaient qu'on pouvait l'accélérer (cf. Graphique 2 ci-dessous). L'impatience
est encourageante. Elle suggère qu'on est peut-être en
train d'aller au-delà des nationalismes étroits du passé
et d'exiger une plus grande unité régionale face aux défis
de la mondialisation.
Tendances
de l'Intégration centraméricaine Le Prof. Norman Girvan est le Secrétaire général de lAssociationd es Etats de la Caraïbe (AEC). Les opinions exprimées ci-dessus ne sont pas nécessairement les opinions offcielles de lAEC. Vous pouvez envoyer vos réactions éventuelles à mail@acs-aec.org. (Fin) le 21 octobre 2002 |
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