Barrières naturelles au Développement durableCette semaine dans la Grande CaraïbeCarlos Dávila La Région de la Grande Caraïbe se caractérise par ses espaces de type paradisiaque. Lorsqu'on évoque le mot « Caraïbe » viennent automatiquement à l'esprit de belles plages, des palmeraies, un soleil brillant, des mers d'eau cristalline, une végétation exubérante, etc., c'est-à-dire une tranquillité pure. Mais la réalité c'est que ces « bénédictions » climatiques ne se maintiennent pas toujours et dans plusieurs cas, elles se retournent contre les habitants. |
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Cette zone géographique est attaquée par la mère nature plusieurs fois par an et dans bon nombre de cas les attaques deviennent constantes et implacables. Les phénomènes naturels qui se présentent sont divers et vont des tremblements de terre et séismes, qui se présentent généralement dans la partie continentale ; aux orages tropicaux et cyclones qui touchent principalement la région insulaire et aux éruptions volcaniques qui touchent l'ensemble de la zone. Ces événements ont provoqué une forte diminution du développement durable des économies des pays et dans certains cas les pays ont un retard de jusqu'à 20 ans. Dans la zone de la Grande Caraïbe certains pays enregistrent un niveau statistique de jusqu'à 11,8%[1] de la population totale du pays qui meurt ou qui est touché par une catastrophe naturelle. Malheureusement, les estimations relatives à la présence de phénomènes ne sont pas encourageantes. Par exemple, compte tenu des estimations du nombre de catastrophes survenues entre 1970 et 2002, on constate qu'il y a eu environ 500 catastrophes dans la région de la Grande Caraïbe. Si nous analysons ces fréquences au cours des décennies, nous remarquerons que durant la décennie 80 on a assisté à une croissance du taux de fréquence d'environ 50% et dans la décennie 90, cette dernière était de 30%[2]. Comme on peut le constater, la présence de phénomènes qui ont provoqué des catastrophes dans la région est significative. Durant les deux dernières décennies, le taux de croissance annuel a été de 4%[3], ce qui signifierait, si cette tendance se maintient, que dans l'an 2018 le nombre de catastrophes aura doublé, c'est-à-dire que dans seulement 15 ans, à partir de 2003, la région subira le même nombre de catastrophes que celles éprouvées dans le double du temps (30 ans, de 1970 à 2000). Ces dernières peuvent être attribuées à différents phénomènes corrélés tels que le changement climatique, la réduction de la couche d'ozone, la fonte des glaciers, l'augmentation de la pollution, l'érosion des sols, etc., etc., etc. Si nous observons l'impact économique pour la Grande Caraïbe, on peut estimer[4] qu'au moins durant les 30 dernières années on a perdu en moyenne presqu'un milliard de dollars (depuis 1998) en raison de l'impact des catastrophes. La réalité est que les gouvernements de la région ont de moins en moins d'opportunités de planifier des programmes et activités de développement, étant donné qu'ils doivent constamment détourner des ressources pour faire face à des urgences imprévues. La région déploie de plus en plus d'efforts pour les activités de préparation et de prévention face aux surprises que nous lance la mère nature. Avec une meilleure préparation de la part des pays nous parviendrons à réduire les impacts, tant économiques que matériels, mais encore plus important, les pertes humaines. --------------------------------------------------------------------------------
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octobre 2003
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