| Ces instruments sont utilisés non seulement pour concevoir des développements, mais ils représentent aussi un moyen pratique pour réaliser vraiment des améliorations dans l’industrie touristique.
L’Agenda 21 a relevé 12 domaines prioritaires de l’industrie du tourisme dans lesquels la durabilité peut être mesurée. Ils comprennent, le design pour la durabilité, les associations pour le tourisme durable, la réduction du gaspillage, la réutilisation et le recyclage, la gestion de ressources en eau fraîche, ainsi que la participation du personnel, des clients et de la communauté aux questions environnementales.
La Convention de l’ Association des Etats de la Caraïbe créant la Zone de Tourisme durable de la Grande Caraïbe et son protocole indique en outre des domaines pour mesurer la durabilité dans le Tourisme.
Ils comprennent la sécurité, mesurée à travers du nombre de crimes commis par an contre les touristes dans une destination, la prostitution des enfants, mesurée par le nombre de cas décelés où il existe la participation de touristes, et l’emploi qui peut être mesuré par le nombre de personnes qui travaillent dans l’industrie touristique.
D’autres domaines prioritaires d’évaluation sont la qualité de l’eau, l’énergie et la consommation d’eau, la satisfaction des touristes et la gestion de l’environnement. En s’acquittant du mandat d’établissement de la Zone, l’AEC a entrepris un processus d’élaboration d’indicateurs de durabilité touristique. Le processus a commencé par une étude pilote d’une destination touristique en Guadeloupe, suivie de la réalisation d’un manuel pour les instructeurs d’élaboration d’indicateurs de durabilité.
L’approche théorique de l’AEC a été accompagnée d’une méthodologie pratique conçue par l ‘Organisation mondiale du tourisme.
Le test sur le terrain de méthodologies combinées a permis de tirer plusieurs leçons, entre autres, l’importance de réunir de l’information comme base pour l’utilisation des indicateurs et le besoin de coopération de toutes les parties prenantes dans le processus.
Ce dernier aspect est particulièrement important dans les destinations à utilisations multiples, où les ressources sont employées par différents utilisateurs et parties prenantes. L’élaboration et l’emploi d’indicateurs requièrent d’un haut niveau d’engagement de la communauté.
Cela peut représenter un défi majeur, en particulier en ce qui concerne l’obtention de consensus ou d’accord sur les unités d’évaluation ou les points de référence réels pour chacun des domaines prioritaires identifiés.
Une autre des contraintes est que les outils existants son souvent inadéquats, compte tenu des natures diverses des produits touristiques et du large éventail de thèmes et d’activités que couvre l’industrie. Il est souvent plus facile de trouver des outils pour évaluer les impacts physiques et environnementaux, que de mesurer les impacts sociaux et culturels, car ils renferment davantage de défis.
Au début du processus, le secteur touristique peut chercher un guide en analysant les standards qui ont été établis de manière volontaire et obligatoire. Les standards obligatoires comprennent, entre autres choses, les politiques sur le plan physique et national, l’élaboration de plans et de schémas directeurs de tourisme, tandis que les standards volontaires incluent des codes d’éthique, les lignes de direction de l’industrie en vue de la conformité et les meilleures pratiques identifiées.
Mme. Jasmin Garraway est Directeur de Tourisme durable de l’ Association des Etats de la Caraïbe. Les opinions exprimées ne sont pas nécessairement les points de vue officiels de l’AEC. Vous pouvez adresser vos commentaires et réactions à mail@acs-aec.org
12 octobre 2005
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