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La CARICOM a conclu des accords bilatéraux de libre-échange avec la République dominicaine et le Costa Rica et est en train de mener des négociations commerciales avec le Canada et l’Union européenne. Elle parle aussi d’entamer des négociations avec le MERCOSUR.
La Communauté andine et le MERCOSUR ont déjà conclu des négociations sur un Traité de libre-échange.
Le Mexique, a conclu un Accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada, qui reste en vigueur.
Cuba, a conclu un Accord de libre-échange avec la CARICOM, le Venezuela et la Russie.
L’Amérique centrale et la République dominicaine ont conclu un Traité de libre-échange avec les Etats-Unis.
L’Amérique centrale, lors de sa récente réunion du 9 mars courant, dans la Déclaration du Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du SICA: a) réaffirme l’intérêt à achever les travaux en vue de la mise en vigueur le Traité de libre-échange entre le Panama et les autres pays centraméricains ; b) exprime la volonté d’annoncer, dans le cadre du Sommet de Vienne de 2006, le lancement des négociations d’un accord de partenariat entre l’Amérique centrale et l’Union Européenne, y compris un Traité de libre-échange ; c) annonce l’exploration avec les pays de la CARICOM des possibilités d’établir un Traité de libre-échange.
Dans le cadre de ce climat intense de négociations commerciales internationales, pour ce qui est de la région de la Grande Caraïbe, l’intégration régionale fait face à des moments de définitions singulières en raison de la coexistence d’accords commerciaux bilatéraux avec des partenaires tant au sein qu’en dehors de la région, d’où le besoin de renforcer la cohérence aux différents niveaux de la politique commerciale, multilatérale, hémisphérique, régionale, sous-régionale et bilatérale.
Cet agenda des négociations commerciales internationales sur différents plans, augmente la pression sur les schémas d’intégration et peut parfois détourner les efforts nécessaires pour mettre à jour et rendre plus efficaces les schémas d’intégration eux-mêmes, qui doivent être révisés et réadaptés à la nouvelle réalité internationale émergeante dans le domaine du commerce, en vertu des différents accords commerciaux internationaux.
A l’échelle multilatérale, il conviendrait de faire des évaluations d’ensemble des différents thèmes commerciaux revêtant un intérêt général pour la Région de la Grande Caraïbe, afin de déterminer, en vertu de l’expérience cumulée, l’opportunité de traiter ces thèmes au niveau régional.
L’AEC, conformément aux dispositions de la Convention créant l’Association, est une organisation de consultation, de concertation et de coopération destinée entre autres à « promouvoir un espace économique élargi pour le commerce et les investissements… » (Art III 1c de la Convention créant l’AEC). Elle constitue donc un instrument que les membres ont à leur disposition s’ils le jugent opportun, pour analyser ces corrélations.
La Région de la Grande Caraïbe est composée d’un ensemble de petites économies et économies vulnérables. Cela constitue une réalité qui pourrait motiver la présentation de propositions conjointes, au niveau multilatéral, sur les thèmes revêtant un intérêt pour notre région en tant qu’ensemble ou une partie significative de cette dernière, tels que le thème des Petites économies et le Traitement spécial et différencié, les Fonds de Développement et la Promotion des Exportations.
Manuel Madriz est le directeur du Commerce du Secrétariat de l’Association des Etats de la Caraïbe . Les opinions exprimées ne sont pas nécessairement les opinions officielles de l'AEC. Vous pouvez envoyer vos réactions éventuelles à mail@acs-aec.org
Le 14 mars 2006
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