RAPPORT DE LA PREMIERE REUNION DU BUREAU EXECUTIF DU COMITE SPECIAL SUR LES CATASTROPHES NATURELLES
Port dEspagne le 16 mars 2000
Conformément aux résultats de la IVe Réunion du Conseil des Ministres qui sest tenu à Panama City, Panama, en décembre 1999, la première réunion du Bureau exécutif du Comité spécial sur les Catastrophes Naturelles a été convoquée au siège de lAEC à Port dEspagne, Trinité-et-Tobago, le 16 mars 2000. La réunion a été présidée par lHonorable Hector Gonzales Urrutia, Vice-Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Salvador. M. Cecil P. Shilingford, Coordinateur adjoint au Service de Gestion des Catastrophes du Ministère des Travaux publics de la Dominique a occupé les fonctions de vice-président. LHonorable Susanne Camelia-Romer, Vice-Premier-ministre et Ministre des Affaires Economiques des Antilles néerlandaises était le Rapporteur de la réunion. Des délégations de la Colombie, de Cuba, de France, et du Mexique ont également participé à la réunion, ainsi que des représentants de CDERA et de CEPREDENAC, et le Dr Myron Chin, consultant.
Un discours douverture a été prononcé par le Secrétaire général de lAssociation, Dr Norman Paul Girvan, le Directeur de lAEC, M. Mario Estrada Cuevas et le Président de la réunion. Les discours ont souligné limportance du thème des catastrophes naturelles et ses conséquences sur lensemble de la région caribénne ainsi que le besoin pressant dentreprendre une action concertée en matière de prévention, de préparatifs, de réduction, et de mesures de réponse. La décision du Conseil des Ministres au Panama qui consistait à élever lancien Groupe spécial au statut de Comité spécial a été considérée comme étant très positive.
Ordre du jour
La réunion a adopté lordre du jour proposé par le Secrétariat, en y ajoutant une proposition faite par la délégation des Antilles néerlandaises pour quon lautorise à faire une courte présentation dans le cadre de la question « nouvelle action stratégique » figurant à lordre du jour. Un document que le Secrétariat a reçu du président du Fonds spécial, M. Marco Alcazar, du Mexique a également été identifié pour discussion dans le cadre de ce même point de lordre du jour.
Rapport du Secrétaire Général sur les activités du Groupe spécial sur les Catastrophes naturelles
Au nom du Secrétariat, M. Mario Estrada Cuevas a présenté à la réunion des informations historiques au sujet des catastrophes naturelles au sein de lAEC. Dans le cadre de la Décision 1/95, la question des catastrophes naturelles a été identifiée comme étant une des activités prioritaires de lAEC. A la demande du Conseil des Ministres, les organisations régionales existantes ayant une expérience dans le domaine des catastrophes naturelles, en ont identifié les grandes lignes, ce qui a finalement débouché sur (Décision 3/96) la création dun Groupe spécial sur les Catastrophes naturelles dans le cadre du Comité spécial sur la Protection et la Préservation de lEnvironnement. Des réunions techniques du Groupe spécial se sont tenues en Jamaïque en 1996, au Panama en 1997, en République dominicaine en 1998, et en Guadeloupe en 1999.
Le résultat le plus important du travail du Groupe était la signature dun accord multilatéral, par les Ministres des Affaires étrangères de la plupart des pays de lAEC lors du IIe Sommet des Chefs dEtat et de gouvernement à la République dominicaine en avril 1999. Le Secrétariat a informé la réunion que jusquà présent, la Colombie, Etat dépositaire de lAEC, na pas encore reçu dinstrument de ratification de laccord en matière de catastrophes naturelles, ce qui devrait être une source de préoccupation pour les membres de lAEC, compte tenu du suivi/de lexécution poussé(e) des intentions en matière de politique de coopération régionale.
Il a été rappelé que lobjectif principal de lAccord était de promouvoir une coopération entre les Etats membres et membres associés de lAssociation ainsi que de promouvoir linteraction entre les membres de lAEC et les organisations compétentes au niveau régional (CDERA and CEPREDENAC) et international (ex. Les Nations Unies et la Croix Rouge). Dautres aspects important sont lidentification des zones sensibles, la prévention et la réduction, des catastrophes naturelles, lidentification de ressources financières, et léchange dinformations à travers des organisations telles que le CRID.
La réunion a été informée que lors de la IVe Réunion du Conseil des Ministres au Panama en décembre 1999, il a été noté avec inquiétude que la participation des membres de lAEC à la quatrième réunion du Groupe spécial qui sest tenue en novembre 1999 en Guadeloupe, avait été faible. Toutefois, le haut niveau de participation des membres nappartenant pas au Bureau exécutif a été considéré comme étant un élément positif.
Le Secrétariat a constaté limportance de développer des propositions de projets qui répondaient aux critères établis par le Fonds Spécial. Il a été noté, entre autres, que tout projet de lAEC devait profiter au moins 5 pays. Par conséquent, le gouvernement de Nicaragua a retiré son projet proposé. Par ailleurs, le projet relatif à la « Décennie internationale de réduction des Catastrophes naturelles » na plus dimportance, pusique la décennie a déjà pris fin. Cela signifie que le nombre de projets a été réduit a 9.
En ce qui concerne le Fonds spécial, la réunion a été informée que le président du Fonds avait demandé que S.E. Isabel Tellez de Ortega, ambassadeur du Mexique à Port dEspagne, le représente lors de cette réunion du Bureau exécutif. LAmbassadeur a informé la Réunion quelle avait reçu un document du président du Fonds Spécial comportant des commentaires généraux sur le financement de projets, quelle présenterait au président du Comité spécial sur les Catastrophes Naturelles. Il a été décidé de distribuer le document et de le discuter dans le cadre de la question « nouvelle action stratégique ».
Sagissant de linitiative relative à un questionnaire de lAEC sur les catastrophes naturelles, il a été noté que malgré la faible réponse des pays de lAEC, les informations nécessaires ont été fourni par le Centre régional dInformations sur les Catastrophes (CRID), qui siège à San Jose, Costa Rica. Cette approche risque également de réduire de façon considérable la duplication defforts.
Présentation du consultant relative à la liste déventuels projets en matière de catastrophes naturelles
Le consultant Dr Myron Chin a fait une présentation à la réunion dans laquelle il a discuté, entre autres, les conséquences des catastrophes naturelles sur la région, les organisations qui travaillent déjà dans ce domaine, et la portée et la fréquence des catastrophes. Il a divisé les propositions de projets en trois catégories : trois projets dans la catégorie « Prévention et Réduction », quatre projets dans la catégorie « Préparatifs » et les quatre derniers dans la catégorie « Réponse, Alerte et autres ». Le Dr. Chin a ensuite présenté à la réunion une information plus détaillée sur les onze projets présentés.
Dans une discussion ultérieure, les questions relatives au modèle économique dévaluation des dégâts résultant des catastrophes naturelles, développé par le CEPALC, et limportance de mettre en place des codes de construction ont été soulevées. En ce qui concerne la première, le Dr. Chin a promis de solliciter auprès du CEPALC, une copie de létude/modèle, et de diffuser cette dernière parmi les pays membres de lAEC. En ce qui concerne la deuxième, le Dr. Chin était daccord avec la réunion sur le fait que léducation publique est indispensable au processus de mise en application des codes de construction et limportance de cette dernière dans la réduction des catastrophes naturelles.
En ce qui concerne les propositions de projets actuellement avancées, le Secrétaire général a fait part de la communication reçue du président du Fonds spécial, M. Marco Alcazar du Mexique. Il a mis laccent sur les programmes de travail des organisations existantes, qui travaillent dans le domaine des catastrophes naturelles, aussi bien au sein des Nations Unies (CRID) que dans le Groupe de Rio. Le président du Fonds spécial a ensuite demandé que des efforts supplémentaires soient ménagés pour éviter la duplication des efforts. A cet égard, le Secrétaire général a souligné dans sa lettre, que la base de données CRID appartient déjà en réalité au mécanisme régional en matière de catastrophes naturelles et travaille en collaboration avec lAEC sur des projets et dans dautres efforts en vue de la prévention et la réduction des catastrophes naturelles.
Le président du Bureau exécutif a fait part de ses commentaires relatifs à limportance du développement de règles et de normes, qui aideront la région à réduire les dégâts humains et monétaires résultant des catastrophes naturelles. Il a suggéré que les activités de prévention et de réduction, déducation et daction concertée, comme les ateliers et séminaires soient proposés au Comité spécial pour que ces dernières constituent une des priorités du programme daction du Comité pour lan 2000.
La Réunion a évoqué le besoin dune structure plus importante dans lapproche du sujet des catastrophes naturelles au sein de lAEC. La duplication des efforts, ainsi que les critères globaux appliqués à la sélection de projets ont été identifiés comme étant les deux sujets qui devraient être développés davantage. La réunion étaient de lavis quune méthodologie poussée se traduirait par des activités concrètes en matière de catastrophes naturelles.
Il a été convenu quun groupe de travail technique composé du Secrétaire général, du Directeur de lAEC chargé des catastrophes naturelles, de CDERA, de CEPREDENAC et dun représentant des Antilles néerlandaises se réunirait pour élaborer une méthodologie plus concrète sur la proposition de projets. Ces recommandations techniques seront ensuite traitées au niveau du Bureau exécutif, du Comité spécial et enfin du Conseil des ministres. Le but de cette initiative est daugmenter lordre et la structure de la façon daborder le sujet des catastrophes naturelles. De même, la méthodologie qui serait développée pour les Comités spéciaux sur les Catastrophes naturelles devrait être semblable à celle des autres Comités spéciaux.
Le Secrétariat a informé la Réunion que le Fonds Spécial est un organisme de collaboration entre les Comités spéciaux et les pays et agences donateurs. Deux manuels ont été adoptés par le Conseil des Ministres en ce qui concerne le format et la procédure des propositions de projets. Il appartient toutefois au Comité spécial sur les Catastrophes naturelles de développer les critères et de décider quels projets seront transmis au Fonds spécial. La réunion a également été informée que les propositions de projets actuelles nont pas encore été organisées de façon prioritaire. Il faudrait donc les réexaminer après ladoption des critères développés. Le résultat de cette analyse sera ensuite présenté au Fonds Spécial.
La réunion a convenu que lapproche que devrait prendre le Comité spécial serait double : lutilisation du travail effectué ces dernières années par le Groupe spécial et le développement parallèle de cette méthodologie. Par exemple, la proposition de projet « Mise à jour des Codes relatifs aux Vents et aux Tremblements de Terre dans plusieurs pays de l"AEC et leur informatisation à travers l"Internet et/ou CD-roms »bénéficie dun niveau de développement relativement élevé, y compris des négociations /discussions avec un éventuel pays donateur (Italie) et une agence administrative éventuelle (IDB). Il est donc important de poursuivre cet effort et de réaliser des progrès plus approfondis sur ce projet, tout en élaborant des critères plus précis pour le développement des autres propositions de projets.
Méthodologie Stratégies à déterminer
La réunion a discuté les domaines prioritaires qui avaient été adoptés auparavant par le Conseil des Ministres. Le Document ACS/2000/BOARD.I/ND/INF 002 devrait être considéré comme étant un document dinformation/information historique.
Il a été convenu que le travail effectué par le Bureau exécutif en ce qui concerne lidentification, et plus spécifiquement le développement de domaines prioritaires est de type préparatoire. Le Comité spécial décidera ensuite de recommandations concrètes qui seront présentés ultérieurement au Conseil des Ministres.
Nouvelle Action Stratégique
La réunion a reçu une proposition de la délégation des Antilles néerlandaises pour une nouvelle approche en ce qui concerne les activités du Comité spécial sur les Catastrophes naturelles. La proposition comportait les démarches suivantes :
Liste de contrôle des préparatifs pour les catastrophes (évaluation de la capacité) ;
Résultats à inclure dans une matrice ;
Liste prioritaire des produits/plan dactivité ;
Programme directeur AEC (1-5 ans) ;
Programme directeur au niveau sous-régional ;
Programme directeur, niveau national ;
Structure de la gestion des politiques (comité dorganisation) ;
Le Secrétaire général a indiqué que la proposition était conforme à la recommandation du groupe de réflexion et a souligné limportance de souplesse dans les démarches. A cet égard, il a convenu, de façon spécifique, que les étapes de la liste de contrôle, de la matrice, et de linventaire soient poursuivies, et que les décisions relatives aux démarches supplémentaires soient entreprises ultérieurement.
Le président a exprimé le souhait que les membres de lAEC soutiendraient ce projet daccorder une priorité aux inventaires, et a souligné limportance de présenter ce projet lors de la réunion du Comité spécial, qui devrait se tenir dans 6 mois. Comme cela a été décidé auparavant, il a aussi rappelé à la réunion que le Comité spécial sur les Catastrophes naturelles travaillerait dans deux domaines : les projets pour lesquels des progrès ont déjà été réalisés (dont les options financiers) seront poursuivis, et le Comité adoptera simultanément lapproche récente des inventaires et létablissement de priorités.
La délégation du Mexique a indiqué quune préparation financière était nécessaire pour déterminer le taux de réussite de la proposition de projet adoptée, étant donné que tout projet comportant les crédits AEC devra être traité par les organismes compétents au sein de lAEC (Comité spécial sur le Budget et lAdministration et Conseil des Ministres).
La réunion a discuté la disponibilité de listes de contrôle type qui seront utilisées dans les projets, et a décidé que le Secrétariat aidé des Bureaux nationaux de Coordination des Catastrophes des pays membres ferait une analyse des listes de contrôle existantes et apporterait les modifications nécessaires afin de présenter un document qui traiterait les besoins spécifiques de lensemble de la région caribénne. Il a également été convenu que le développement dun programme directeur régional de lAEC devrait prendre en compte les programmes directeurs sous-régionaux existants. A cet égard, il convient de noter quun programme directeur pour lAmérique centrale a été développé par CEPREDENAC et quun plan similaire pour les pays de la CARICOM est en cours délaboration par CDERA.
Trois points prioritaires ont été retenus, qui seront coordonnés par le Secrétariat et mis en uvre en collaboration étroite avec les Bureaux de Coordination régionale des Catastrophes de Cuba, et des Antilles néerlandaises, et des représentants de CDERA. Les points daction sont :
Elaborer une liste de contrôle ;
Elaborer une matrice ;
Remplir les listes.
Le représentant de CDERA a fait part à la réunion de son soutien du projet consistant à accorder une priorité aux inventaires, et a proposé de mettre à la disposition du Secrétaire général un expert technique pendant deux ou trois mois afin de laider dans la préparation du projet. Il a aussi informé la réunion de lexistence dun « Document de Contrôle des préparatifs » qui assisterait dans le processus de préparation des projets.
Etant donné les délais imposés, il a été convenu quavec des crédits limités de lAEC, la préparation du projet pourrait commencer le plus tôt possible et quune action préliminaire soit entreprise pour informer les organismes et pays donateurs de lapproche adoptée.
Recommandations du groupe de réflexion sur les catastrophes naturelles
La réunion a convenu des cinq points suivants, qui ont été développés par le groupe de réflexion :
Prendre en compte les décisions prises par le Conseil des Ministres en matière de catastrophes naturelles lors de ses réunions en 1995, 1996 et 1997, et lors du IIe Sommet des Chefs dEtat et de gouvernement, en particulier en ce qui concerne :
Le besoin dévaluer les programmes et les agences existants, les points forts, et les faiblesses et lacunes au niveau national, sous-régional et régional.
Les domaines prioritaires identifiés dans lAccord de lAEC en matière de coopération régionale dans le domaine des Catastrophes naturelles.
Faire réviser les propositions de projets existantes par un Groupe de travail technique après évaluation et recommandations sur les domaines daction prioritaires. Les projets, qui seront poursuivis sont le Projet relatif à la Base de données (projet no. ) et la mise à jour du Projet des Codes pour les Vents et les Tremblements de Terre (projet no. 2).
Afin de poursuivre les projets ci-dessus, il conviendrait que chaque pays membre remplisse une liste relative a leurs capacités, faiblesses, points forts, et les projets en cours.
Il a aussi été proposé quafin dêtre retenu en tant que projet de lAEC, lactivité proposée devra comporter une coopération entre toutes les principales régions géographiques, à savoir la Caraïbe de lEst, la Caraïbe centrale, lAmérique centrale et les G-3.
Il a été proposé quun Agent de coordination des catastrophes au sein du Secrétariat pour traiter ce type de sujets.
Il a été daccord, de façon spécifique, sur la proposition du Directeur de lAEC Ricardo Vargas Taylor, qui consistait à améliorer la communication avec les agences régionales, afin davoir une plus grande coordination en ce qui concerne les activités régionales en matière de catastrophes naturelles.
Echange de nouvelles expériences
Les présentations de CDERA et de CEPREDENAC seront jointes au rapport.